Les Américains détestent l’inflation, la considérant stressante et injuste. Les économistes pensent qu’un peu d’inflation est positif, mais beaucoup de gens ne voient aucun avantage. La récession pourrait être préférée à l’inflation pour certains, car cette dernière peut mettre à mal les réseaux de soutien habituels en cas de difficultés financières. Malgré une diminution du nombre de personnes comptant sur leur entourage en cas d’urgence financière, l’inflation élevée n’a pas semblé affecter cette tendance. Il est essentiel d’équilibrer les compromis entre le chômage et l’inflation pour maintenir une stabilité économique satisfaisante.
Emploi ou inflation ?
Les économistes ont analysé les préférences des gens entre l’inflation et le chômage en Europe de 1975 à 2013. Une étude a montré que le chômage affecte cinq fois plus négativement la satisfaction de vie qu’une hausse équivalente de l’inflation.
Récentes enquêtes révèlent que durant une période d’inflation élevée, les individus se soucient davantage de l’inflation que du chômage. Selon une étude menée par Stefanie Stantcheva, la gestion de l’inflation devrait être prioritaire pour deux personnes sur cinq.
D’autres recherches montrent des résultats mitigés quant aux préférences des individus entre inflation et chômage. Certaines personnes toléreraient une légère augmentation du chômage pour réduire l’inflation, tandis que d’autres ont une aversion beaucoup plus prononcée envers cette dernière.
Les économistes suggèrent que dans des contextes d’inflation très élevée, les compromis peuvent changer : accepter un peu plus de chômage pour faire baisser l’inflation peut sembler plus acceptable.
Les conséquences politiques
Les enquêtes révèlent que les gens expriment leurs préférences mais refusent les compromis. Même si l’inflation déplaît, la plupart ne veulent pas payer le prix de taux d’intérêt plus élevés pour la réduire. Les consommateurs optimistes s’attendent à une faible inflation et un bas chômage.
La haine du chômage est plus forte que celle de l’inflation selon une étude récente. Les décideurs politiques doivent comprendre que la colère face à l’inflation ne signifie pas nécessairement un désir urgent de la ramener à 2 %. Il est crucial de prendre en compte cette donnée pour des actions efficaces dans le futur.
Journaliste spécialisée en énergie et industrie, je décrypte depuis plus de quinze ans les évolutions des marchés énergétiques et les innovations industrielles. Mon parcours m’a conduite à collaborer avec des publications de renom, où j’ai analysé les défis liés à la transition énergétique et aux politiques industrielles.
