La proposition de loi sur l’attractivité de la place financière de Paris, présentée par le député Alexandre Holroyd, sera soumise au Parlement la semaine prochaine. Elle vise à renforcer l’attrait de Paris en tant que centre financier en Europe, notamment pour les introductions en Bourse. L’une des mesures phares consiste à permettre l’adoption d’actions à droit de vote multiple en France, une initiative destinée à favoriser la cotation des startups tout en préservant le contrôle des fondateurs.
Cette démarche s’inscrit dans un contexte où Paris se positionne progressivement comme un « hub » financier majeur au sein de l’Union européenne suite au Brexit. La mise en place de cette politique d’attractivité financière a déjà permis la création de milliers d’emplois directs dans le secteur financier et a considérablement augmenté l’excédent commercial des services financiers depuis 2017.
En somme, ce projet témoigne des efforts entrepris pour dynamiser davantage le rôle de Paris en tant que place financière incontournable sur la scène européenne.
Améliorer la compétitivité de l’entreprise
Le gouvernement français et un député ont décidé de permettre le droit de vote multiple pour les entreprises cotées en bourse. Cette nouveauté vise à rendre la place financière de Paris plus compétitive, en se mettant au même niveau que d’autres grandes places financières européennes telles que la City de Londres et Amsterdam. Cette réforme est destinée à attirer les startups et les scale-ups à s’introduire en bourse à Paris tout en permettant aux fondateurs de conserver le contrôle de leur entreprise. Le but est également d’encourager l’écosystème French Tech et d’attirer des entreprises technologiques européennes dans la capitale française.
Cette mesure fait suite à des décisions similaires prises par d’autres grandes places financières européennes comme Milan, qui a récemment autorisé jusqu’à dix droits de vote par action. Elle pourrait ainsi faciliter l’introduction en bourse des licornes (startups valorisées à plus d’un milliard d’euros) ainsi que d’autres startups. En fin de compte, ce changement législatif vise à renforcer l’attractivité économique et technologique de la France sur la scène internationale.
Manque de contrôles
Le texte ne met pas beaucoup de limites en place pour les droits de vote multiples, mais il prévoit une limite dans la durée. En général, ces actions à droit de vote multiple sont spécifiques à certains secteurs comme la Tech et concernent des personnes particulières telles que les confondateurs. Les investisseurs et futurs actionnaires ne semblent pas très favorables à ces droits de vote multiples. Il est important de noter que certaines grandes entreprises cotées ont renoncé à ces actions pour favoriser l’actionnariat à long terme après avoir subi des pressions d’actionnaires, notamment américains.
Manque de désir pour la nourriture
Le marché boursier français va voir des changements importants, avec la nécessité d’une négociation avant l’introduction en Bourse pour les fondateurs et le management. Cette mesure vise à éviter que l’avidité des fondateurs ne fasse fuir les investisseurs potentiels. Malgré cela, il est clair que le manque d’intérêt des investisseurs européens pour les actions et les entreprises technologiques reste un défi majeur. Le gouvernement compte également sur un projet visant à créer un marché unique des capitaux pour soutenir financièrement la transition énergétique et numérique des entreprises. Enfin, une mission initiée par le ministère de l’Économie devrait présenter ses résultats bientôt dans ce contexte de réforme du marché financier français.
Journaliste spécialisée en énergie et industrie, je décrypte depuis plus de quinze ans les évolutions des marchés énergétiques et les innovations industrielles. Mon parcours m’a conduite à collaborer avec des publications de renom, où j’ai analysé les défis liés à la transition énergétique et aux politiques industrielles.
