Emmanuel Macron met la France en mode compétition avec les mini et micro-lanceurs : l’avenir spatial français en jeu

Emmanuel Macron met la France en mode compétition avec les mini et micro-lanceurs : l’avenir spatial français en jeu

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Emmanuel Macron se rend à Kourou pour soutenir les futurs projets spatiaux français. Il veut que la France achète des services de lancement plutôt que de financer le développement des mini et micro-lanceurs. L’objectif est de rivaliser avec d’autres pays européens, tels que l’Allemagne et l’Espagne, qui développent également des technologies similaires.

Il existe une forte compétition entre les différents pays européens pour se lancer dans le domaine spatial. La France, en tant que premier budget spatial européen, est confrontée à ce défi et cherche à être compétitive sur le marché des services de lancement. De plus, il est prévu qu’il n’y aura que très peu d’acteurs majeurs dans ce domaine en Europe au cours des cinq à dix prochaines années.

Malgré la demande croissante pour les services de lancement, il est crucial d’être compétitif et capable de proposer des tarifs attractifs. Cela constitue un véritable enjeu dans cette compétition où il y a beaucoup à gagner.

La France a des projets spatiaux ambitieux

Le CNES a sélectionné quatre champions pour une compétition spatiale. Les startups Latitude et HyprSpace ont remporté l’appel d’offres pour des mini-lanceurs capables de placer une charge utile entre 100 et 200 kg en orbite à 400 km d’altitude. Sirius Space et Maiaspace ont été sélectionnées pour un autre appel d’offres visant à mettre en orbite des charges plus importantes à plus de 600 km d’altitude. Le gouvernement va acheter aux opérateurs sélectionnés leur premier lancement dans le cadre du programme France 2030, avec un montant de près de 400 millions d’euros dédié à ce programme de lancements.

Modification de croyance

La France souhaite établir un écosystème spatial plus compétitif en achetant des services de lancement aux startups françaises. Le président Emmanuel Macron met en œuvre un nouveau système d’accompagnement, axé sur l’achat de services plutôt que sur les subventions. Ce changement vise à encourager les startups à réussir et à être plus compétitives, tout en incitant les acteurs du secteur spatial à respecter les délais et les objectifs fixés. Il s’agit d’une approche différente de celle utilisée pour soutenir l’écosystème spatial, mise en avant par le président français depuis au moins 2021.

Face à la concurrence de l’Italie et de l’Allemagne dans le domaine spatial, Emmanuel Macron a souligné la volonté de la France de se battre pour conserver son leadership. L’objectif est non seulement d’avoir des acteurs spatiaux plus compétitifs mais aussi potentiellement moins onéreux pour les marchés internationaux. Le président affirme que ce changement profitera à tous et consolidera la position française dans le domaine des lanceurs spatiaux et des constellations.

En résumé, cette nouvelle stratégie consiste en une transformation majeure dans la manière dont la France soutient ses entreprises spatiales : elle passe désormais par l’achat direct de services plutôt que par des subventions, avec pour objectif ultime d’accroître leur compétitivité sur le marché mondial.

Modernisation du Centre spatial guyanais

L’Élysée a annoncé que la France souhaite faire du Centre Spatial Guyanais (CSG) un grand aéroport spatial en Europe. Pour accompagner cette transformation, l’État français a investi 50 millions d’euros dans le CSG pour accueillir les mini-lanceurs, y compris la construction de nouveaux pas de tir adaptés. Cette initiative vise à attirer non seulement les mini-lanceurs français, mais aussi d’autres mini-lanceurs, afin de garantir l’autonomie de l’accès à l’espace pour la France et l’Europe.

Emmanuel Macron met la France en mode compétition avec les mini et micro-lanceurs : l’avenir spatial français en jeu

Journaliste spécialisée en énergie et industrie, je décrypte depuis plus de quinze ans les évolutions des marchés énergétiques et les innovations industrielles. Mon parcours m’a conduite à collaborer avec des publications de renom, où j’ai analysé les défis liés à la transition énergétique et aux politiques industrielles.