Le succès continu de la prime Macron : analyse économique et perspectives

Le succès continu de la prime Macron : analyse économique et perspectives

Le 1er janvier dernier, la prime Macron est entrée dans sa troisième phase. Créée en décembre 2018 après les événements des “gilets jaunes”, cette prime facultative pour les employés, initialement appelée “prime exceptionnelle de pouvoir d’achat” et exonérée de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu, avait failli disparaître en 2021. Face aux tensions salariales croissantes, elle a été prolongée avec quelques ajustements et continue de rencontrer un franc succès.

Attendre encore quelques semaines pour avoir les statistiques complètes de l’année 2023 sur ce dispositif désormais nommé prime de partage de la valeur (PPV). Cependant, les données disponibles pour les trois premiers trimestres montrent une diffusion à peu près similaire à celle de 2022.

Pic prévu fin 2023

De janvier à septembre 2023, les Urssaf ont enregistré 3,6 millions de salariés bénéficiaires appartenant à environ 320 000 entreprises, pour un montant total distribué de 2,6 milliards d’euros. Le dernier trimestre devrait également connaître une forte hausse, comme l’année précédente. La prime de partage de la valeur est très appréciée par les chefs d’entreprise car elle constitue un complément financier en fin d’année et contribue à résoudre les problèmes liés à l’attractivité et la fidélisation des employés.

En comparaison, le seul dernier trimestre de 2022 avait vu quelque 4,7 millions de salariés bénéficier d’une PPV dans un peu plus de 400 000 établissements. Pour l’année en cours, on prévoit un bon millésime pour les petites et moyennes entreprises du fait que cette prime est simple à mettre en place et s’avère très utile pour les employeurs.
Les exonérations sociales et fiscales sont limitées aux petits salaires suite à une réforme de juillet 2022. Malgré cela, la CPME souligne que la prime est plébiscitée par les chefs d’entreprise tandis que l’U2P souligne son utilité dans le contexte actuel.

Ces chiffres témoignent ainsi du succès croissant rencontré par la prime de partage de la valeur au sein des entreprises françaises ces dernières années.

Un puissant stimulant

Les petites entreprises de moins de 50 salariés vont bénéficier d’exonérations sociales et fiscales jusqu’en 2026, contrairement aux plus grandes. Les entreprises de 11 à 49 salariés seront soumises à l’obligation de mettre en place un mécanisme de redistribution des profits si elles affichent un bénéfice net d’au moins 1% de leur chiffre d’affaires pendant trois années consécutives. Ce mécanisme peut prendre la forme d’une prime, d’une participation ou d’un intéressement basé sur les performances collectives. La prime est privilégiée pour sa simplicité d’utilisation.

Le succès continu de la prime Macron : analyse économique et perspectives

Autrice passionnée du monde entrepreneurial, mes articles offrent un regard perspicace sur les tendances et conseils clés pour guider les dirigeants vers le succès.