Changements majeurs en France le 1er janvier 2024 : SMIC, retraites, tri des déchets, prix du tabac

Changements majeurs en France le 1er janvier 2024 : SMIC, retraites, tri des déchets, prix du tabac

Le 1er janvier apporte chaque année des changements dans la vie quotidienne des Français. En 2024, plusieurs réformes sont prévues :

– Fin du retrait de points pour les petits excès de vitesse
– Hausse des prix du tabac
– Nouvelle aide à la rénovation pour les personnes âgées.

Le SMIC augmentera de 20 euros

Une bonne nouvelle pour des millions de Français : le SMIC augmentera à partir du 1er janvier, passant de 11,52 euros à 11,65 euros brut de l’heure. Cela signifie une hausse mensuelle de 19,72 euros et une huitième augmentation en trois ans. En net, les salariés passeront donc à 1398,69 euros par mois pour un plein-temps. Cette revalorisation automatique prend en compte l’inflation et bénéficiera à un nombre record de salariés du privé : ils étaient 3,1 millions au 1er janvier 2023, soit 17,3 % des effectifs concernés.

Revalorisation des retraites

Le gouvernement a tenu sa promesse d’augmenter les pensions de retraite à partir du 1er janvier, comme annoncé par le ministre de l’Économie en septembre. Au lieu d’une augmentation de 5,2 % prévue initialement, la revalorisation sera finalement de 5,3 %. Chaque année, le montant des pensions est ajusté en fonction de l’inflation.

Le coût du timbre augmente

Le coût d’affranchissement de la lettre verte va augmenter à partir du 1er janvier. Un envoi standard en France coûtera 1,24 euro au lieu de 1,16 euro, soit une hausse de 11 %. Pour les envois pesant jusqu’à 2 kilos, le prix passera de 8,85 à 9,29 euros. De plus, le tarif de la lettre verte suivie va également grimper : il faudra désormais débourser 1,79 euro pour un courrier pesant jusqu’à 20 grammes. Les tarifs des lettres suivies vers l’international augmentent aussi.
Pour une lettre classique faisant jusqu’à 20 grammes le prix passe de 4,55 euros en 2023 à 4,79 euros en 2024.
En outre, l’affranchissement des Lettre Services Plus connaîtra également une légère augmentation : pour une lettre classique, le tarif passera de 2,95 euros en 2023 à 2,99 euros en 2024.

Hausse de 1 euro sur les cigarettes

Les fumeurs vont devoir payer plus cher pour leurs cigarettes, car les prix des paquets vont augmenter de 50 centimes à 1 euro. Certains paquets très appréciés des Français coûteront ainsi 11,50 euros ou même plus de 12 euros. Par exemple, le paquet de Marlboro Red, le plus vendu en France, passera à 12,50 euros. Cette augmentation des prix concerne également le tabac à rouler : par exemple, la blague de tabac Camel va passer à 17,10 euros. Les professionnels du secteur s’attendaient à cette hausse en raison de l’augmentation de la fiscalité du tabac liée à l’inflation.

Prix du gaz en baisse légère

La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a annoncé son prix indicatif pour la vente de gaz naturel en janvier 2024. Les tarifs moyens du kWh pour l’eau chaude et la cuisson ont légèrement baissé par rapport à décembre, passant à 0,12284 euro TTC. Pour le chauffage, le prix moyen est de 0,09990 euro par kWh. Ces chiffres représentent une légère hausse par rapport à novembre 2023. En ce qui concerne les abonnements, le prix annuel reste constant : 102,94 euros TTC pour la cuisson/eau chaude et 257,18 euros pour le chauffage.

Fin des retraits de points pour les petits excès de vitesse

Dès le 1er janvier, les excès de vitesse de moins de 5 km/h ne seront plus pénalisés par un retrait de point sur le permis, mais seulement par une amende. Celle-ci variera entre 68 et 135 euros selon la zone où l’infraction a été commise. En 2020, plus de la moitié des contraventions pour excès de vitesse enregistrées par les radars concernaient des dépassements inférieurs à 5 km/h.

Conduire à 17 ans : le permis de conduire anticipé

À partir du 1er janvier, les jeunes de 17 ans pourront passer leur permis de conduire. Le but est d’encourager l’autonomie des jeunes vivant dans des endroits où il est difficile de se déplacer, comme les zones rurales. L’objectif principal est de faciliter l’intégration de ces jeunes dans la vie professionnelle.

Une voiture électrique à 100 euros mensuels

Le gouvernement renforce son soutien à la mobilité propre des ménages en introduisant un nouveau dispositif de location avec option d’achat pour les voitures électriques. Ce programme vise à permettre davantage de foyers à opter pour le véhicule électrique, dans le cadre du plan “France Nation Verte”.

Pour bénéficier de ce dispositif, il est nécessaire de respecter certaines conditions. Notamment, le revenu fiscal annuel par part ne doit pas dépasser 15 400 euros. De plus, les candidats doivent résider à au moins 15 km de leur lieu de travail ou parcourir plus de 8 000 km par an dans le cadre professionnel. Enfin, la durée minimale du contrat de location est fixée à trois ans.

Cette mesure vise ainsi à encourager l’adoption massive des voitures électriques tout en contribuant à accélérer la transition vers des véhicules plus respectueux de l’environnement.

Pôle emploi change de nom pour devenir France Travail

Aujourd’hui marque le lancement de France Travail, le nouvel opérateur du service public de l’emploi. Cette transformation vise à offrir un accompagnement plus adapté aux besoins des chômeurs et des entreprises qui recrutent. L’objectif est d’établir une coopération renforcée avec tous les acteurs de l’emploi, de la formation et de l’insertion. La gouvernance du réseau France Travail sera partagée entre l’État, les collectivités locales et les partenaires sociaux pour garantir des services mieux ajustés aux réalités du marché du travail.

Le tri des déchets organiques devient nécessaire

À partir du 1er janvier, tous les foyers français devront séparer leurs déchets biodégradables. Les collectivités pourront ainsi valoriser le compostage. Un tiers des poubelles ménagères contient des déchets alimentaires, soit 83 kg par habitant par an. L’État a prévu un fonds pour aider les collectivités à mettre en place ces solutions de tri des déchets.

Amélioration du bonus de réparation pour les appareils électroménagers

Ce 1er janvier, le bonus réparation est doublé pour cinq appareils du quotidien. Les Français peuvent désormais bénéficier d’une aide plus importante pour faire réparer leur électroménager. Par exemple, l’aide pour la réparation d’un aspirateur est maintenant de 40 euros, et elle s’élève à 50 euros pour un lave-linge, un lave-vaisselle ou un sèche-linge. En outre, une télévision peut bénéficier d’une aide de 60 euros. De plus, le montant du bonus réparation a également augmenté de 5 euros pour une vingtaine d’autres produits comme les bouilloires. La liste des équipements éligibles comprend désormais 73 produits contre 49 précédemment et inclut certaines pannes d’usage telles que le débouchage d’une pompe de vidange.

Amélioration de MaPrimeRenov’

À partir du 1er janvier, les critères pour bénéficier de MaPrimeRénov’ seront plus stricts. Le gouvernement veut encourager les rénovations importantes en offrant une prime revalorisée à ceux qui entreprennent des travaux permettant un gain minimal de 2 classes sur leur Diagnostic de Performance Énergétique (DPE). Les passoires thermiques (performance énergétique F et G) sont particulièrement ciblées par ces nouvelles règles.

Pour être éligible, les ménages devront réaliser au moins deux gestes d’isolation et traiter la ventilation lors de leurs travaux de rénovation. Le montant de l’aide dépendra des revenus du foyer ainsi que de l’ampleur des travaux entrepris. Il est possible d’obtenir jusqu’à 70 000 euros de prise en charge pour des travaux engendrant un saut de 4 classes dans le DPE. De plus, le taux peut monter jusqu’à 90 % pour les foyers aux revenus très modestes qui rénovent une passoire thermique.

En outre, le dispositif prévoit une augmentation des montants accordés pour l’installation d’une pompe à chaleur.

MaPrimeAdapt’ est maintenant disponible

Une nouvelle aide a été lancée en ce début de mois de janvier pour financer la réalisation de travaux d’adaptation dans les logements des personnes âgées et celles en situation de handicap. Cette aide vise à faciliter l’aménagement des habitations, par exemple en remplaçant une baignoire par une douche de plain-pied, en installant un monte-escalier ou en élargissant les portes. Les travaux seront adaptés aux besoins spécifiques identifiés lors d’un diagnostic logement autonomie. Selon les ressources disponibles, 50 % ou 70 % des frais seraient pris en charge. L’usager aura le choix de l’artisan chargé des travaux.

Le PEL est augmenté

Le taux des nouveaux Plans épargne logement (PEL) augmentera de 2 % à 2,25 % à partir du 1er janvier 2024. Ce nouveau taux s’appliquera à tous les PEL ouverts à partir de cette date. Il est fixé pour toute la durée du PEL en fonction du taux en vigueur au moment de l’ouverture. Contrairement au Livret A qui est révisé chaque année, le taux du PEL reste constant.

Les prévisions initiales tablaient sur un taux plus élevé, soit 2,5 %. Malgré cette légère baisse, ce produit attire toujours l’intérêt de nombreuses personnes en France. En effet, environ 10,5 millions de Français possèdent actuellement un PEL et celui-ci pourrait intéresser tout particulièrement ceux qui envisagent un projet immobilier dans le futur.

Les enfants mineurs ne peuvent pas avoir de plan épargne retraite

En janvier, il ne sera plus possible d’ouvrir un plan d’épargne retraite (PER) pour un mineur. Les parents appréciaient ce placement pour aider leurs enfants à acheter leur résidence principale plutôt que pour préparer leur retraite. Désormais, les parents ne pourront plus effectuer de versements volontaires sur les PER déjà ouverts avant que leur enfant atteigne la majorité. Cette décision aura un impact fiscal important car les sommes versées ne seront plus déductibles du revenu imposable des parents.

Un nouveau calcul pour le Nutri-score

À partir du 1er janvier 2024, le Nutri-score sera calculé différemment. Les règles seront plus strictes et prendront davantage en compte les taux de gras, de sucre et de sel des produits. En revanche, ceux qui sont riches en fibres, en protéines ou qui contiennent des huiles à faible taux de graisses saturées gagneront des points. Certains produits comme ceux à base de céréales complètes, les poissons ou les volailles seront favorisés. Les entreprises auront 24 mois pour mettre à jour leurs étiquetages. Le lait, les boissons lactées et végétales feront également partie du calcul du Nutri-score.

Utilisation prolongée des tickets-restaurants pour les achats de nourriture

Le Parlement a décidé de prolonger la possibilité d’utiliser les tickets-restaurant pour acheter tous les produits alimentaires jusqu’à la fin de 2024, y compris ceux qui ne sont pas consommables immédiatement. Cette décision vise à aider face à l’inflation élevée.

Mise en œuvre de la directive CSRD

La directive européenne sur le reporting extra-financier, entrant en vigueur le 1er janvier 2024, vise à standardiser les rapports des entreprises sur le développement durable. Les entreprises devront fournir des informations détaillées sur leurs risques, opportunités et impacts sociaux, environnementaux et de gouvernance. Cette démarche est cruciale pour soutenir la réalisation du Pacte vert européen.

Immobilier collectif : obligation du DPE

À partir du 1er janvier 2024, les immeubles en monopropriété et les copropriétés de plus de 200 lots devront réaliser un diagnostic de performance énergétique (DPE) à l’échelle du bâtiment. Cette nouvelle obligation vise à attribuer une note allant de A à G à chaque immeuble, selon son niveau de consommation énergétique et d’émissions de gaz à effet de serre. Le DPE collectif s’appliquera à l’immeuble dans son ensemble, offrant ainsi une vision globale de sa performance énergétique.

Changements majeurs en France le 1er janvier 2024 : SMIC, retraites, tri des déchets, prix du tabac

Autrice passionnée du monde entrepreneurial, mes articles offrent un regard perspicace sur les tendances et conseils clés pour guider les dirigeants vers le succès.